La Fondation Pinel, anciennement la Fondation Docteur Philippe-Pinel, a été mise sur pied en 1986 afin de soutenir les initiatives de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal (IPPM). Cette nouvelle entité permettait à l’IPPM d’avoir une source de financement distincte de celles provenant du gouvernement et de reconnaître l’apport de partenaires privés et corporatifs.
Deux des trois objectifs fixés à l’époque par la Fondation sont toujours d’actualité, soit soutenir financièrement le Centre de recherche de l’IPPM et favoriser la réinsertion sociale des personnes soignées à l’Institut.
La prévention de la violence fut longtemps son troisième grand objectif. Cécile Toutant, criminologue, a marqué l’histoire de la Fondation. Elle en fut la troisième présidente. À titre d’exemple, elle produisit, en collaboration avec la Troupe de Théâtre Parminou, une tournée de spectacles dans les écoles qui abordaient cette problématique. Bien que pareil programme soit aujourd’hui assumé par d’autres intervenants sur le terrain, les nombreuses actions et initiatives de la Fondation auront sans doute contribué, durant cette période, à ouvrir les yeux, changer les mentalités et à prévenir la violence liée aux troubles du comportement.
Prévenir la violence
De 1990 à 2011, la Fondation réalisa plusieurs outils originaux de prévention adaptés à trois clientèles différentes : les jeunes, les personnes âgées et les municipalités. Ces outils prirent, entre autres, la forme d’une trousse-école intitulée La violence au secondaire, de la brochure Vieillir sans violence (plus de 350 000 exemplaires distribués) et de la trousse La clé pour des municipalités plus sûres. Par souci de cohérence et afin de se concentrer sur la santé mentale, la Fondation remis en 2010 à l’AQDR les droits de diffusion de la brochure Vieillir sans violence, car la mission de cet organisme ciblait de manière plus spécifique l’épanouissement des personnes âgées.
Le projet Diogène
Ces nombreuses initiatives eurent pour effet une meilleure reconnaissance de la part des différents ordres de gouvernement et l’émergence d’un plan d’action local en matière de sécurité et de prévention. S’en suivirent de solides collaborations avec un plus grand nombre de partenaires des milieux gouvernementaux, institutionnels, corporatifs, associatifs et communautaires. La Fondation initia, entre autres, le projet Diogène, visant à procurer des logements sociaux à des sans-abri de Montréal souffrant d’une maladie mentale. On leur permettait de contribuer activement au développement des services dont ils avaient le plus besoin.
Un nouvel élan, une nouvelle image
Depuis 2009, Chrystiane Bernier est la nouvelle présidente de la Fondation. Elle fut précédée à ce poste par M. Jean-Pierre Gohier, président de la première heure, M. Charbonneau, et en tout dernier lieu par Mme Cécile Toutant.
La nouvelle présidente n’est pas étrangère au changement de dénomination, ni au nouveau positionnement de la Fondation Pinel. Grâce à la vision de son Conseil d’administration, la Fondation Pinel s’est récemment dotée d’une identité qui traduit à la fois sa stabilité et son dynamisme.

Le logo, composé de trois parallélogrammes superposés allant, à partir de la base, de la plus petite forme à la plus grande, traduit une progression vers le haut. Les trois bandes reprennent aussi l’idée d’hôpital de 3e ligne. Pointant vers la gauche comme la touche « rewind » d’un lecteur, cette forme ailée évoque l’idée du retour en soi et l’intégration essentielle du passé. Les deux formes grises du bas constituent le P de Pinel tandis qu’ajoutée aux deux autres, la bande bleue du haut forme le F de Fondation. Si le gris peut évoquer les murs de l’enceinte, le bleu, pour sa part, évoque le ciel. On figure ainsi la dernière étape du rétablissement : la réintégration, un nouvel envol.